DPE : ce qui va changer à partir du 1er janvier 2027

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À compter du 1er janvier 2027, le diagnostic de performance énergétique évolue afin de s’adapter aux nouvelles exigences européennes.

L’objectif est de fournir des informations plus précises sur la performance énergétique du logement, ses équipements et sa capacité à utiliser des énergies renouvelables.

Voici les six principaux changements à retenir : 

1. Une mention « A0 » pour les bâtiments les plus performants

Une nouvelle mention « A0 » pourra apparaître sur certains DPE.

Il ne s’agit pas d’une nouvelle classe énergétique : l’échelle continuera d’aller de A à G. La mention « A0 » viendra simplement compléter l’étiquette des bâtiments considérés comme « à émissions nulles ».

Pour l’obtenir, un logement existant devra notamment :

  • être classé A ou B ;
  • utiliser exclusivement des énergies renouvelables produites sur place ou à proximité, de l’électricité ou un réseau de chaleur ou de froid reconnu comme efficace ;
  • ne disposer d’aucun équipement de chauffage ou de production d’eau chaude susceptible d’utiliser une énergie fossile.

Cette mention permettra donc de distinguer les bâtiments les plus performants et les moins dépendants des énergies fossiles.

2. Une meilleure prise en compte des énergies renouvelables

Le futur DPE donnera davantage de détails sur les équipements utilisant ou produisant des énergies renouvelables.

Il pourra notamment s’agir :

  • de panneaux photovoltaïques ;
  • de panneaux solaires thermiques ;
  • d’une pompe à chaleur ;
  • d’un chauffe-eau thermodynamique ;
  • d’un système de chauffage au bois ;
  • d’un équipement géothermique ;
  • d’un raccordement à un réseau de chaleur ou de froid efficace.

Le diagnostic indiquera la quantité d’énergie renouvelable produite sur place, exprimée en kWh, ainsi que sa part dans la consommation énergétique du logement.

3. L’identification de la principale source d’énergie

Le DPE indiquera quelle source d’énergie occupe la place la plus importante dans la consommation du logement : électricité, gaz, bois ou chaleur fournie par un réseau, par exemple.

Cette information sera précisée en énergie finale, c’est-à-dire l’énergie utilisée dans le logement, et en énergie primaire, qui tient aussi compte de l’énergie nécessaire pour la produire et l’acheminer.

Cette indication aidera à mieux comprendre sur quelles énergies repose le fonctionnement du logement.

4. Une estimation de la durée de vie restante des équipements

Le nouveau DPE comprendra une estimation de la durée de vie restante du système de chauffage et, si le logement en possède une, de la climatisation.

Cette information permettra aux propriétaires et aux futurs acquéreurs de mieux anticiper le remplacement d’un équipement vieillissant.

Il ne s’agira pas d’une date de panne précise, mais d’une estimation de la période pendant laquelle l’installation pourra encore être utilisée.

5. La compatibilité du chauffage avec la basse température

Le diagnostic précisera si le système de diffusion de la chaleur peut fonctionner efficacement à basse température.

Cette information est particulièrement utile lorsqu’un remplacement du système de chauffage est envisagé. Une pompe à chaleur basse température, par exemple, n’est pas toujours compatible avec des radiateurs anciens conçus pour recevoir une eau beaucoup plus chaude.

À l’inverse, un plancher chauffant est généralement bien adapté à ce type de fonctionnement.

Cette nouvelle indication permettra donc de savoir si les équipements existants peuvent être conservés ou si leur remplacement doit également être envisagé.

6. La capacité du logement à adapter sa consommation électrique

Le nouveau DPE s’intéressera enfin à la capacité du logement à adapter sa consommation en fonction des besoins du réseau électrique.

Concrètement, certains équipements peuvent être programmés ou pilotés pour fonctionner lorsque l’électricité est davantage disponible.

Il peut par exemple s’agir de :

  • décaler le fonctionnement d’un ballon d’eau chaude ;
  • programmer certains appareils ;
  • réduire temporairement certains usages ;
  • utiliser davantage d’électricité à certaines heures.

Cette capacité est appelée la « flexibilité électrique ». Elle permet de mieux répartir la consommation d’énergie au cours de la journée.

Ce qu’il faut retenir

À partir du 1er janvier 2027, l’échelle énergétique du DPE restera comprise entre A et G.

Le diagnostic intégrera toutefois de nouvelles informations pour mieux comprendre le fonctionnement énergétique du logement, connaître l’état de ses équipements et anticiper d’éventuels travaux.

Le DPE deviendra ainsi un outil plus précis pour les propriétaires, les acquéreurs et les locataires.

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