Diagnostic Mérule
La réalisation de ce diagnostic mérule constitue également une assurance pour le vendeur d’être exonéré du risque de vice caché lié à la présence de mérule, le vice caché pouvant être un facteur d’annulation de vente. Il est à noter que ce diagnostic se fait uniquement sur les parties boisées visibles et accessibles. Le diagnostiqueur doit indiquer dans son rapport les éléments qu’il n’a pas pu examiner.
Qu'est-ce que la mérule ?
Qu'est-ce que le diagnostic mérule ?
Le diagnostic mérule consiste à rechercher la présence du champignon et les conditions favorables à son développement dans un bien immobilier. Il s’agit d’un examen visuel et non destructif, réalisé sur les éléments en bois accessibles : charpentes, planchers, plinthes, encadrements, poutres apparentes.
Le diagnostiqueur :
- inspecte les zones à risque (caves, sous-sols, vide-sanitaires, points d’humidité) ;
- sonde mécaniquement les bois suspects (poinçon, pointeau) ;
- mesure le taux d’humidité du bois à l’aide d’un humidimètre ;
- recherche les indices visuels : mycélium blanchâtre cotonneux, plaques brun-orangé (sporophores), gouttelettes d’eau, odeur de champignon, pourriture cubique du bois.
Les zones non accessibles (parquets recouverts, ancrages de poutres scellées, faux-plafonds) sont signalées dans le rapport pour prévenir tout vice caché.
Quels sont les logements concernés et quand doit-on réaliser ce diagnostic ?
Quelle est la durée de validité du diagnostic ?
Qui peut réaliser un diagnostic mérule dans mon habitation ?
Que faire en cas de présence détectée de mérule ?
En cas de présence détectée :
- Le diagnostiqueur consigne la contamination dans son rapport et oriente le propriétaire vers les mesures à prendre — il ne réalise pas lui-même les travaux.
- Le propriétaire (ou le syndic en copropriété) est tenu, par l’article L133-7 du CCH, de déclarer la présence de mérule en mairie. Cette déclaration permet à la commune de remonter l’information au préfet, qui peut alors actualiser ou définir un arrêté de zone contaminée.
- Identifier et supprimer la source d’humidité (infiltrations, fuites, condensation, défaut de ventilation), puis faire intervenir une entreprise spécialisée dans le traitement des champignons lignivores : démontage et destruction des bois infestés, assèchement, traitement fongicide certifié, contrôle après travaux.
- Les travaux de remédiation sont en général lourds et coûteux : il est essentiel d’agir vite, dès la détection des premiers signes.
Quelle législation sur le diagnostic mérule ?
- Article L133-7 du Code de la Construction et de l’Habitation — obligation de déclaration en mairie de la présence de mérule.
- Article L133-8 du CCH — délimitation des zones de présence d’un risque de mérule par arrêté préfectoral.
- Article L133-9 du CCH — information de l’acquéreur lors de la vente d’un bien situé dans une zone définie par l’arrêté préfectoral.
- Section 2 du CCH — Lutte contre la mérule (articles L133-7 à L133-9 consolidés).
- Loi ALUR n° 2014-366 du 24 mars 2014, article 76 — texte fondateur du dispositif de lutte contre la mérule.
La mérule progresse rapidement et silencieusement : à la moindre suspicion (odeur de moisi persistante, taches d’humidité, bois friable ou pourriture cubique), il est essentiel de faire intervenir un professionnel pour confirmer ou écarter sa présence. Plus la détection est précoce, plus les travaux de remédiation seront limités.